Somme de variables aléatoires : exercices corrigés

Accueil » Cours et exercices » Terminale générale » Somme de variables aléatoires : exercices corrigés

Opérations sur les variables aléatoires

On considère la variable aléatoire \(X\) dont la loi est résumée dans le tableau suivant.

\(k\) \(-3\) \(-1\) \(2\) \(4\)
\(\mathbb{P}(X=k)\) \(\dfrac{1}{5}\) \(\dfrac{2}{5}\) \(\dfrac{1}{10}\) \(\dots\)
  1. Compléter ce tableau avec la probabilité manquante.
  2. Donner la loi de la variable aléatoire \(Y=X+2\).
  3. Donner la loi de la variable aléatoire \(Z=2X-1\).
Afficher/Masquer la solution

La probabilité manquante est \(\dfrac{3}{10}\). On a alors les tableaux suivants pour les lois de \(Y\) et \(Z\).

\(k\) \(-1\) \(1\) \(4\) \(6\)
\(\mathbb{P}(Y=k)\) \(\dfrac{1}{5}\) \(\dfrac{2}{5}\) \(\dfrac{1}{10}\) \(\dfrac{3}{10}\)
\(k\) \(-5\) \(-1\) \(5\) \(9\)
\(\mathbb{P}(Z=k)\) \(\dfrac{1}{5}\) \(\dfrac{2}{5}\) \(\dfrac{1}{10}\) \(\dfrac{3}{10}\)
Une entreprise commercialise des lave-vaisselles et propose à ses clients une extension de garantie de 3 ans supplémentaires au prix de 65 euros. Si une panne irréparable survient au cours de cette période, l’entreprise remboursera alors les 399 euros correspondant au prix du lave-vaisselle. D’après les statistiques relevées par l’entreprise, 11,5% des lave-vaisselles tombent en panne durant cette période de 3 ans. Un client achète un lave-vaisselle avec extension de garantie.

  1. On note \(X\) la variable aléatoire qui vaut 1 si le lave-vaisselle tombe en panne durant la période concernant l’extension de garantie et 0 sinon. Quelle est la loi de \(X\) ?
  2. On note \(Y\) le gain réalisée par l’entreprise grâce à l’extension de garantie. Exprimer \(Y\) en fonction de \(X\).
Afficher/Masquer la solution

\(X\) suit une loi de Bernoulli de paramètre 0,115. Par ailleurs, on a \(Y=65-399X\).

Les compagnies aériennes vendent plus de billets qu’il n’y a de places dans les avions car certains passagers ne se présentent pas à l’embarquement du vol sur lequel ils ont réservé. On appelle cette pratique le surbooking. Au vu des statistiques des vols précédents, la compagnie aérienne estime que chaque passager a 5% de chance de ne pas se présenter à l’embarquement.

Considérons un vol dans un avion de 200 places pour lequel 206 billets ont été vendus. On suppose que la présence à l’embarquement de chaque passager est indépendante des autres passagers et on appelle \(X\) la variable aléatoire qui compte le nombre de passagers se présentant à l’embarquement.

  1. Justifier que \(X\) suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
  2. Calculer \(\mathbb{P}(X \leqslant 200)\) et interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.
  3. La compagnie aérienne vend chaque billet à 250 euros. Si plus de 200 passagers se présentent à l’embarquement, la compagnie doit rembourser le billet d’avion et payer une pénalité de 600 euros à chaque passager lésé.

    On appelle \(Y\) la variable aléatoire égale au nombre de passagers qui ne peuvent pas embarquer bien qu’ayant acheté un billet et \(C\) la variable aléatoire qui totalise le chiffre d’affaire de la compagnie aérienne sur ce vol. On admet que Y suit la loi de probabilité donnée par le tableau suivant.

    \(k\) \(0\) \(1\) \(2\) \(3\) \(4\) \(5\) \(6\)
    \(\mathbb{P}(Y=k)\) \(0,94775\) \(0,03063\) \(0,01441\) \(0,00539\) \(0,00151\) \(0,00028\)
    1. Compléter la loi de probabilité donnée ci-dessus.
    2. Exprimer \(C\) en fonction de \(Y\) puis donner la loi de la variable aléatoire \(C\) sous forme d’un tableau.
    3. Calculer l’espérance de \(C\) à l’euro près.
    4. Comparer le chiffre d’affaires obtenu en vendant exactement 200 billets et le chiffre d’affaires moyen obtenu en pratiquant le surbooking.
Afficher/Masquer la solution

Les présences des passagers étant indépendantes, \(X\) suit une loi binomiale de paramètres 206 et 0,95.

D’après la calculatrice, \(\mathbb{P}(X \leqslant 200) \simeq 0,948\). Il y a donc environ 5,2% de chances que trop de passagers se présentent à l’embarquement.

On a \(\mathbb{P}(Y=6)=1-(\mathbb{P}(Y=0)+\dots + \mathbb{P}(Y=5))=0,00003\).

En vendant 206 billets, la compagnie encaisse \(206 \times 250 = 51500\) euros. Seulement, elle doit rembourser 850 euros par client ne pouvant embarquer (représenté par la variable \(Y\)). Ainsi, \(C=51500-850Y\).

\(k\) \(51500\) \(50650\) \(49800\) \(48950\) \(48100\) \(47250\) \(46400\)
\(\mathbb{P}(C=k)\) \(0,94775\) \(0,03063\) \(0,01441\) \(0,00539\) \(0,00151\) \(0,00028\)

On a alors \(E[C]\simeq 51429\). Si la compagnie avait vendu seulement 200 billets, son chiffre d’affaires aurait été de 50000 euros, le surbooking lui est donc avantageux.

On considère deux variables aléatoires \(X\) et \(Y\) indépendantes dont les lois sont résumées dans les tableaux suivants.

\(k\) \(1\) \(3\) \(4\)
\(\mathbb{P}(X=k)\) \(\dfrac{1}{3}\) \(\dfrac{1}{4}\) \(\ldots\)

et

\(k\) \(1\) \(2\) \(3\)
\(\mathbb{P}(Y=k)\) \(\dfrac{1}{5}\) \(\dfrac{1}{5}\) \(\ldots\)

~

  1. Compléter ces tableaux avec les probabilités manquantes.
  2. Construire le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(Z=2X\).
  3. Que vaut \(\mathbb{P}(X+Y=5)\) ?
  4. Construire le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(W=X+Y\)
  5. Construire le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(A=3X-2Y\).
Afficher/Masquer la solution

On complète les tableaux donnant les lois de \(X\) et \(Y\) en faisant en sorte que la somme des probabilités vaille 1.

\(k\) \(1\) \(3\) \(4\)
\(\mathbb{P}(X=k)\) \(\dfrac{1}{3}\) \(\dfrac{1}{4}\) \(\dfrac{5}{12}\)

\(\quad\)
et
\(\quad\)

\(k\) \(1\) \(2\) \(3\)
\(\mathbb{P}(Y=k)\) \(\dfrac{1}{5}\) \(\dfrac{1}{5}\) \(\dfrac{3}{5}\)

Le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(Z=2X\) est le suivant.

\(k\) \(2\) \(6\) \(8\)
\(\mathbb{P}(X=k)\) \(\dfrac{1}{3}\) \(\dfrac{1}{4}\) \(\dfrac{5}{12}\)

L’événement \(X+Y=5\) est réalisé lorsque \((X=3 \cap Y=2)\) ou \((X=4 \cap Y=1)\). Ces variables étant indépendantes, on a donc
\[\mathbb{P}(X+Y=5) = \dfrac{1}{4} \times \dfrac{1}{5} + \dfrac{5}{12} \times \dfrac{1}{5} = \dfrac{4}{30}.\]
Le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(W=X+Y\) est le suivant.

\(k\) \(2\) \(3\) \(4\) \(5\) \(6\) \(7\)
\(\mathbb{P}(W=k)\) \(\dfrac{1}{15}\) \(\dfrac{1}{15}\) \(\dfrac{1}{4}\) \(\dfrac{4}{30}\) \(\dfrac{7}{30}\) \(\dfrac{1}{4}\)

Le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(A=3X-2Y\) est le suivant.

\(k\) \(-3\) \(-1\) \(1\) \(3\) \(5\) \(6\) \(7\) \(8\) \(10\)
\(\mathbb{P}(A=k)\) \(\dfrac{1}{5}\) \(\dfrac{1}{15}\) \(\dfrac{1}{15}\) \(\dfrac{3}{20}\) \(\dfrac{1}{20}\) \(\dfrac{1}{4}\) \(\dfrac{1}{20}\) \(\dfrac{1}{12}\) \(\dfrac{1}{12}\)
On considère deux variables aléatoires \(X\) et \(Y\) indépendantes dont les lois sont résumées dans les tableaux suivants.

\(k\) \(2\) \(3\)
\(\mathbb{P}(X=k)\) \(\dfrac{1}{3}\) \(\dfrac{2}{3}\)

et

\(k\) \(1\) \(4\) \(5\)
\(\mathbb{P}(Y=k)\) \(\dfrac{1}{4}\) \(\dfrac{1}{2}\) \(\dfrac{1}{4}\)

~

  1. Construire le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(X+Y\).
  2. Construire le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(2X+3Y\).
Afficher/Masquer la solution

La loi de \(X+Y\) est la suivante.

\(k\) \(3\) \(4\) \(6\) \(7\) \(8\)
\(\mathbb{P}(X+Y=k)\) \(\dfrac{1}{12}\) \(\dfrac{1}{6}\) \(\dfrac{1}{6}\) \(\dfrac{5}{12}\) \(\dfrac{1}{6}\)

Le cas le plus compliqué ici est \(X+Y=7\) puisqu’il y a deux cas à étudier.
\[\mathbb{P}(X+Y=7)=\mathbb{P}(X=2 \cap Y=5)+\mathbb{P}(X=3 \cap Y=4).\]
\(X\) et \(Y\) étant indépendantes, on a alors
\[\mathbb{P}(X+Y=7)=\mathbb{P}(X=2)\mathbb{P}(Y=5)+\mathbb{P}(X=3)\mathbb{P}( Y=4)=\dfrac{1}{3} \times \dfrac{1}{4}+ \dfrac{2}{3} \times \dfrac{1}{2}=\dfrac{5}{12}.\]

La loi de \(2X+3Y\) est la suivante.

\(k\) \(7\) \(9\) \(16\) \(18\) \(19\) \(21\)
\(\mathbb{P}(X+Y=k)\) \(\dfrac{1}{12}\) \(\dfrac{1}{6}\) \(\dfrac{1}{6}\) \(\dfrac{1}{3}\) \(\dfrac{1}{12}\) \(\dfrac{1}{6}\)

Espérance et variance d’une somme de variables

On considère les deux variables aléatoires \(X\) et \(Y\) de l’exercice précédent.

  1. Calculer l’espérance et la variance de \(X\) et de \(Y\).
  2. En déduire l’espérance et la variance de \(3X+2\), de \(X+Y\) et de \(5X-2Y\).
Afficher/Masquer la solution

On a \(E[X]=2 \times \dfrac{1}{3} + 3 \times \dfrac{2}{3} = \dfrac{8}{3}\) et \(E[Y]=1 \times \dfrac{1}{4}+4 \times \dfrac{1}{2} + 5 \times \dfrac{1}{4}= \dfrac{7}{2}\).

Ainsi, \(E[3X+2]=3E[X]+2=10\), \(E[X+Y]=E[X]+E[Y]=\dfrac{8}{3}+\dfrac{7}{2}= \dfrac{37}{6}\) et
\(E[5X-2Y]=5E[X]-2E[Y]=\dfrac{40}{3}-7=\dfrac{19}{3}\).

Soit \(X\) et \(Y\) deux variables aléatoire indépendantes telles que \(E(X)=3\), \(E(Y)=-5\), \(V(X)=1\) et \(V(Y)=2\).

  1. On considère la variable aléatoire \(Z_1=2X+3Y\). Donner l’espérance et la variance de \(Z_1\)
  2. On considère la variable aléatoire \(Z_2=4X-2Y\). Donner l’espérance et la variance de \(Z_2\).
  3. On considère lavariable aléatoire \(Z_3=3Y-2X+7\). Donner l’espérance et la variance de \(Z_3\).
Afficher/Masquer la solution

On a \(E(Z_1)=2E(X)+3E(Y)=2 \times 3 + 3 \times (-5)=-9\). De plus, les variables \(X\) et \(Y\) étant indépendantes, \(V(Z_1)=V(2X)+V(3Y)=4V(X)+9V(Y)=4 \times 1 + 9 \times 2 = 22\).

On a \(E(Z_2)=4E(X)-2E(Y)=4 \times 3 -2 \times (-5)=22\). De plus, les variables \(X\) et \(Y\) étant indépendantes, \( V(Z_2)=V(4X)+V(-2Y)=16V(X)+4V(Y)=16 \times 1 + 4 \times 2 = 24\).

On a \(E(Z_3)=3E(Y)-2E(X)+7=3 \times (-5) -2 \times 3 + 7 = -14\). De plus, les variables \(X\) et \(Y\) étant indépendantes, et \(7\) étant un réel, \(V(Z_3)=V(3Y)+V(-2X)+V(7)=9V(Y)+4V(X)+0=9 \times 2 + 4 \times 1 = 22\).

On dit qu’une variable aléatoire \(X\) est centrée réduite si son espérance est nulle et sa variance vaut 1.

Montrer que pour toute variable aléatoire \(X\) non constante et admettant une espérance et une variance, la variable \(Y=\dfrac{X-\mathbb{E(X)}}{\sigma (X)}\) est centrée réduite.

Afficher/Masquer la solution

On a \(E[Y]=\dfrac{E[X]-E[X]}{\sigma(X)}=0\) et \(V(Y) = \dfrac{V(X)+0}{\sigma(X)^2}=\dfrac{V(X)}{V(X)}=1\). \(Y\) est centrée et réduite.

Un sac opaque contient huit jetons numérotés de 1 à 8, indiscernables au toucher.

À trois reprises, un joueur pioche un jeton dans ce sac, note son numéro, puis le remet dans le sac.

Dans ce contexte, on appelle « tirage » la liste ordonnée des trois numéros obtenus.

Par exemple, si le joueur pioche le jeton numéro 4, puis le jeton numéro 5, puis le jeton numéro 1, alors le tirage correspondant est (4; 5; 1).

  1. Déterminer le nombre de tirages possibles.
    1. Déterminer le nombre de tirages sans répétition de numéro.
    2. En déduire le nombre de tirages contenant au moins une répétition de numéro.

On note \(X_1\) la variable aléatoire égale au numéro du premier jeton pioché, \(X_2\) celle égale au numéro du deuxième jeton pioché et \(X_3\) celle égale au numéro du troisième jeton pioché.

Puisqu’il s’agit d’un tirage avec remise, les variables aléatoires \(X_1\) ,\(X_2\) et \(X_3\) sont indépendantes et suivent la même loi de probabilité.

  1. Établir la loi de probabilité de la variable aléatoire \(X_1\).
  2. Déterminer l’espérance de la variable aléatoire \(X_1\).

On note \(S = X_1 + X_2 + X_3\) la variable aléatoire égale à la somme des numéros des trois jetons piochés.

  1. Déterminer l’espérance de la variable aléatoire \(S\).
  2. Déterminer \(\mathbb{P}(S=24)\).
  3. Si un joueur obtient une somme supérieure ou égale à 22, alors il gagne un lot.
    1. Justifier qu’il existe exactement 10 tirages permettant de gagner un lot.
    2. En déduire la probabilité de gagner un lot.
Afficher/Masquer la solution
  1. Le nombre de tirages est de \(8 \times 8 \times 8=512\).
    1. Le nombre de tirages sans répétition est de \(8 \times 7 \times 6=336\).
    2. Le nombre de tirages avec au moins une répétition est donc \(512-336=176\).
  2. \(X_1\) prend les valeurs 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8, chacune avec probabilité \(\dfrac{1}{8}\).
  3. On a \(E(X_1)=\dfrac{1}{8} \times (1+2+3+4+5+6+7+8)=\dfrac{9}{2}\).
  4. On a \(E(S)=E(X_1+X_2+X_3)=E(X_1)+E(X_2)+E(X_3)=\dfrac{9}{2}+\dfrac{9}{2}+\dfrac{9}{2}=\dfrac{27}{2}\).
  5. On a \(S=24\) si et seulement si le numéro 8 a été tiré lors des trois tirages. Ainsi, \(\mathbb{P}(S=24)=\mathbb{P}((8;8;8))=\dfrac{1}{512}\).
    1. Les 10 tirages possibles sont \((8;8;8)\), \((8;8;7)\), \((8;7;8)\), \((7;8;8)\), \((8;7;7)\), \((7;8;7)\), \((7;7;8)\), \((8;8;6)\), \((8;6;8)\) et \((6;8;8)\).
    2. La probabilité de gagner un lot est donc de \(\dfrac{10}{512}\) soit \(\dfrac{5}{256}\).

On lance trois pièces de monnaies et on regarde sur quels côtés elles tombent.

  1. On note \(X\) le nombre de FACE obtenus. Construire le tableau résumant la loi de \(X\).
  2. On note \(Y\) la variable aléatoire qui vaut 1 si les trois pièces tombent du même côté et 0 sinon.
    1. Quelle est la loi de \(Y\) ? On précisera la valeur du ou des paramètres(s).
    2. Que vaut l’espérance de \(Y\) ?
  3. Le jeu consiste à miser deux euros. Si les trois pièces tombent sur les mêmes faces, on reprend sa mise et on remporte cinq euros supplémentaires. Sinon, on perd la mise. On note \(Z\) la variable aléatoire qui détermine le gain algébrique du joueur.
    1. Justifier que \(Z=7Y-2\)
    2. En déduire l’espérance de \(Z\). Ce jeu est-il équitable ?
Afficher/Masquer la solution

\(X\) suit une loi binomiale de paramètres \(n=3\) et \(p=0,5\). Le tableau résumant la loi de \(X\) est le suivant :

\(k\) \(0\) \(1\) \(2\) \(3\)
\(\mathbb{P}(Y=k)\) \(\dfrac{1}{8}\) \(\dfrac{3}{8}\) \(\dfrac{3}{8}\) \(\dfrac{1}{8}\)

\(Y\) est une variable aléatoire de Bernoulli, de paramètre \(\dfrac{1}{8}+\dfrac{1}{8}=\dfrac{1}{4}\). L’espérance de \(Y\) vaut \(\dfrac{1}{4}\).

On a alors \(Z= 7Y-2\) : Si \(Y\) vaut 0, on perd deux euros. Sinon, on en remporte 5.
Ainsi, \(E(Z)=7E(Y)-2=\dfrac{7}{4}-2=-\dfrac{1}{4}\). L’espérance est négative, ce jeu est donc au désavantage du joueur.

Une urne contient 100 jetons parmi lesquels 10 sont gagnants. Pour jouer à la loterie, un joueur doit payer 10 euros et tire au hasard et successivement deux jetons, en remettant entre temps le jeton tiré. Chaque jeton gagnant tiré lui rapporte 20 euros.

  1. On note \(X\) le nombre de jetons gagnants tirés. Quelle est la loi de \(X\) ?
  2. Que vaut l’espérance de \(X\) ?
  3. On note \(Y\) le gain algébrique d’un joueur. Expliquer pourquoi \(Y=20X-10\).
  4. En déduire l’espérance de \(Y\). Ce jeu est-il équitable ?
Afficher/Masquer la solution

On note \(X\) le nombre de jetons gagnants tirés. \(X\) suit une loi binomiale de paramètres 2 et \(\dfrac{1}{10}\). L’espérance de \(X\) vaut \(2 \times \dfrac{1}{10}=0,2\)

On note \(Y\) le gain algébrique d’un joueur. Si \(X\) représente le nombre de jetons gagnants tirés, le gain est de \(20 X\). La participation au jeu étant de 10 euros, le gain \(Y\) vaut \(Y=20X-10\).
On a donc \(E(X)=20 E(X)-10=20 \times 0,2 -10 = -6\). Le jeu est au désavantage du joueur.

On considère les deux variables aléatoires \(X\) et \(Y\) indépendantes dont les lois sont données ci-dessous.

\(k\) \(2\) \(1\) \(-1\)
\(\mathbb{P}(X=k)\) \(\dfrac{1}{8}\) \(\dfrac{1}{4}\) \(\dfrac{5}{8}\)

et

\(k\) \(1\) \(2\) \(-2\)
\(\mathbb{P}(Y=k)\) \(\dfrac{1}{2}\) \(\dfrac{1}{6}\) \(\dfrac{1}{3}\)

~

  1. Donner l’espérance et la variance des variables aléatoires \(X\) et \(Y\).
  2. On propose le jeu suivant : 8 boules sont dans une urnes. On mise un euro et on tire une de ces boules au hasard. 5 sont perdantes, 2 font gagner 2 euros et 1 fait gagner 3 euros. Quelle variable aléatoire permet de modéliser ce jeu ?
  3. Le jeu est-il avantageux pour le joueur ?
  4. Proposer une expérience aléatoire correspondant à la variable aléatoire \(Y\).
  5. On réalise deux fois le jeu correspondant à la variable \(X\) et trois fois celui correspondant à la variable \(Y\). On note \(Z\) le gain algébrique de cette successions de jeu. Sans déterminer précisément la loi de \(Z\), dire si ce jeu est avantageux pour le joueur ou non.
Afficher/Masquer la solution

On a \(E[X] = 2 \times \dfrac{1}{8} + 1 \times \dfrac{1}{4} + (-1) \times \dfrac{5}{8} = -\dfrac{1}{8}\) et
\[ V(X)= \dfrac{1}{2}\left(2- \left(-\dfrac{1}{8}\right)\right)^2+\dfrac{1}{4}\left(1-\left(-\dfrac{1}{8}\right)\right)^2+\dfrac{5}{8}\left(-1-\left(-\dfrac{1}{8}\right)\right)^2 = \dfrac{1563}{512}\simeq 3,05\]
Par ailleurs, \(E[Y]=1 \times \dfrac{1}{2}+ 2 \times \dfrac{1}{6} + (-2) \times \dfrac{1}{3} = \dfrac{1}{6}\) et
\[ V(Y)= \dfrac{1}{3}\left(1- \dfrac{1}{6}\right)^2+\dfrac{1}{6}\left(2-\dfrac{1}{6}\right)^2+\dfrac{1}{2}\left(-2-\dfrac{1}{6}\right)^2 = \dfrac{89}{36}\simeq 2,47\]

La variable \(X\) correspond au jeu proposé ici. L’espérance est négative : le jeu est désavantageux pour le joueur

Pour la loi de \(Y\) : Dans une urne sont placées six boules. Une participation coûte deux euros. Deux boules sont perdantes, 3 rapportent 3 euros et 1 rapporte 4 euros.

On a \(Z=2X+3Y\) et donc \(E(Z)=2E(X)+ 3 E(Y)= -2\times \dfrac{1}{8} + 3 \times \dfrac{1}{6}=\dfrac{1}{4}>0\). Le jeu est avantageux pour le joueur.

Soit \(X\) une variable aléatoire réelle suivant une loi binomiale. On suppose que \(E(X)=6\) et \(V(X)=4\). Retrouver les paramètres de la loi binomiale.
Afficher/Masquer la solution

D’une part, \(V(X)=(1-p)E(X)\). Ainsi, \(p=\dfrac{1}{3}\). Par ailleurs, \(E(X)=np=6\) d’où \(n=18\).

Soit \(X\) une variable aléatoire suivant une loi binomiale \(\mathcal{B}(10 ; 0,3)\) et \(Y\) une variable aléatoire suivant une loi binomiale \(\mathcal{B}(8;0,2)\). On suppose que \(X\) et \(Y\) sont des variables indépendantes.

  1. Donner les espérances et variances de \(X\) et \(Y\). Donner leur écart-type arrondi au millième.
  2. Donner l’espérance, la variance et l’écart-type arrondi au millième de la variable aléatoire \(Z\) définie par \(Z=2X-3Y\).
Afficher/Masquer la solution

On a \(E(X)= 10 \times 0,3=3\), \(V(X)= 10 \times 0,3 \times (1-0,3)= 2,1\) et \(\sigma(X)=\sqrt{2,1}\simeq 1,449\) puis
\(E(Y)= 8 \times 0,2 = 1,6\), \(V(Y)=8 \times 0,2 \times (1-0,2)= 1,28\) et \(\sigma(X)=\sqrt{1,28} \simeq 1,131\).

Par ailleurs, \(E(Z)=2E(X)-3E(Y)=2 \times 3 – 3 \times 1,6 = 1,2\). De plus, \(X\) et \(Y\) étant indépendantes, on a \(V(Z)=V(2X)+V(-3Y)=4V(X)+9V(Y)=19.92\) et \(\sigma(Z)=\sqrt{19.92}\simeq 4,463\)

On range \(n\) objets dans une commode contenant \(n\) tiroirs, chaque objet étant placé uniformément au hasard et indépendamment des autres objets dans l’un de ces tiroirs. L’objectif de cet exercice est de déterminer le nombre moyen de tiroirs vides à l’issue de cette expérience.

Partie A : Étude de cas particuliers

  1. On suppose qu’il y a 2 tiroirs et 2 objets à ranger.
    1. On note \(X\) la variable aléatoire qui compte le nombre de tiroirs vides à l’issue du rangement des 2 objets. Construire le tableau donnant la loi de \(X\)
    2. En déduire l’espérance de \(X\).
  2. On suppose qu’il y a 3 tiroirs et 3 objets à ranger dans la commode. Un rangement peut alors être assimilé à un 3-uplet de \(\{1;2;3\}\). Par exemple, le 3-uplet \((2;1;2)\) signifie que le premier objet est rangé dans le tiroir 2, le deuxième objet dans le tiroir 1 et le troisième objet dans le tiroir 2.
    1. Combien de rangements différents peut-on effectuer ?
    2. Combien de rangements laissant le tiroir 1 vide peut-on effectuer ?
    3. Pour \(k \in \{ 1 ; 2 ; 3\}\) on note \(X_k\) la variable aléatoire qui vaut \(1\) si le tiroir \(k\) est vide et 0 sinon. Quelle est la loi de \(X_1\) ?
    4. On considère la variable aléatoire \(X=X_1+X_2+X_3\). Que vaut \(E[X]\) ? Interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.

Partie B : Cas général

On dispose désormais de \(n\) objets que l’on répartit uniformément au hasard et de manière indépendante dans les \(n\) tiroirs.

  1. Pour \(k \in \{ 1 ; 2 ; \ldots ; n\}\) on note \(Y_k\) la variable aléatoire qui vaut \(1\) si le tiroir \(k\) est vide et 0 sinon.
    Montrer que l’espérance de \(Y_1\) vaut \(\dfrac{(n-1)^n}{n^n}\).
  2. En déduire le nombre moyen de tiroirs vides à l’issue de cette expérience.
Afficher/Masquer la solution

Partie A : Étude de cas particuliers

    1. La loi de \(X\) est la suivante.
      \(k\) 0 1
      \(\mathbb{P}(X=k)\) \(\dfrac{1}{2}\) \(\dfrac{1}{2}\)

      La probabilité d’avoir un tiroir vide correspond au cas où les deux objets sont rangés dans le tiroir 1 (probabilité \(\dfrac{1}{2} \times \dfrac{1}{2} = \dfrac{1}{4}\)) ou dans le tiroir 2 (même probabilité), soit une probabilité total de \(\dfrac{1}{2}\). La probabilité qu’il y ait un tiroir vide s’obtient par complément à 1.

    2. \(E[X]=\dfrac{1}{2} \times 0 + \dfrac{1}{2} \times 1 = \dfrac{1}{2}\).
    1. On peut effectuer \(3 \times 3 \times 3 = 27\) rangements différents.
    2. Si le tiroir 1 n’est pas utilisé, on peut effectuer \(2 \times 2 \times 2 = 8\) rangements différents.
    3. \(X_1\) suit une loi de Bernoulli de paramètre \(\dfrac{8}{27}\).
    4. On considère la variable aléatoire \(X=X_1+X_2+X_3\). \(X\) donne le nombre de tiroirs vides à l’issue de l’expérience. \(E[X]=E[X_1]+E[X_2]+E[X_3] = 3 \times \dfrac{8}{27}=\dfrac{8}{9}\). Si l’on fait un grand nombre de fois cette expérience, la moyenne de tiroirs vide se rapprochera de \(\dfrac{8}{9}\).

Partie B : Cas général

  1. Il y a \(n^n\) rangements dans les tiroirs possibles et \((n-1)^n\) rangements dans les tiroirs qui laissent le tiroir 1 vide. Ainsi, \(\mathbb{P}(Y_1=1)=\dfrac{(n-1)^n}{n^n}\). Puisque \(Y_1\) est une variable de Bernoulli, c’est également son espérance.
  2. Le nombre moyen de tiroirs vides est l’espérance de \(Y=Y_1+Y_2+\ldots + Y_n\). Les \(Y_k\) ont tous pour espérance \(\dfrac{(n-1)^n}{n^n}\). Ainsi, \(E(X)=n \times \dfrac{(n-1)^n}{n^n}=\dfrac{(n-1)^n}{n^{n-1}}\).
Accueil » Cours et exercices » Terminale générale » Somme de variables aléatoires : exercices corrigés