Opérations sur les variables aléatoires
| \(k\) | \(-3\) | \(-1\) | \(2\) | \(4\) |
| \(\mathbb{P}(X=k)\) | \(\dfrac{1}{5}\) | \(\dfrac{2}{5}\) | \(\dfrac{1}{10}\) | \(\dots\) |
- Compléter ce tableau avec la probabilité manquante.
- Donner la loi de la variable aléatoire \(Y=X+2\).
- Donner la loi de la variable aléatoire \(Z=2X-1\).
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La probabilité manquante est \(\dfrac{3}{10}\). On a alors les tableaux suivants pour les lois de \(Y\) et \(Z\).
| \(k\) | \(-1\) | \(1\) | \(4\) | \(6\) |
| \(\mathbb{P}(Y=k)\) | \(\dfrac{1}{5}\) | \(\dfrac{2}{5}\) | \(\dfrac{1}{10}\) | \(\dfrac{3}{10}\) |
| \(k\) | \(-5\) | \(-1\) | \(5\) | \(9\) |
| \(\mathbb{P}(Z=k)\) | \(\dfrac{1}{5}\) | \(\dfrac{2}{5}\) | \(\dfrac{1}{10}\) | \(\dfrac{3}{10}\) |
- On note \(X\) la variable aléatoire qui vaut 1 si le lave-vaisselle tombe en panne durant la période concernant l’extension de garantie et 0 sinon. Quelle est la loi de \(X\) ?
- On note \(Y\) le gain réalisée par l’entreprise grâce à l’extension de garantie. Exprimer \(Y\) en fonction de \(X\).
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\(X\) suit une loi de Bernoulli de paramètre 0,115. Par ailleurs, on a \(Y=65-399X\).
Considérons un vol dans un avion de 200 places pour lequel 206 billets ont été vendus. On suppose que la présence à l’embarquement de chaque passager est indépendante des autres passagers et on appelle \(X\) la variable aléatoire qui compte le nombre de passagers se présentant à l’embarquement.
- Justifier que \(X\) suit une loi binomiale et donner ses paramètres.
- Calculer \(\mathbb{P}(X \leqslant 200)\) et interpréter ce résultat dans le contexte de l’exercice.
- La compagnie aérienne vend chaque billet à 250 euros. Si plus de 200 passagers se présentent à l’embarquement, la compagnie doit rembourser le billet d’avion et payer une pénalité de 600 euros à chaque passager lésé.
On appelle \(Y\) la variable aléatoire égale au nombre de passagers qui ne peuvent pas embarquer bien qu’ayant acheté un billet et \(C\) la variable aléatoire qui totalise le chiffre d’affaire de la compagnie aérienne sur ce vol. On admet que Y suit la loi de probabilité donnée par le tableau suivant.
\(k\) \(0\) \(1\) \(2\) \(3\) \(4\) \(5\) \(6\) \(\mathbb{P}(Y=k)\) \(0,94775\) \(0,03063\) \(0,01441\) \(0,00539\) \(0,00151\) \(0,00028\) - Compléter la loi de probabilité donnée ci-dessus.
- Exprimer \(C\) en fonction de \(Y\) puis donner la loi de la variable aléatoire \(C\) sous forme d’un tableau.
- Calculer l’espérance de \(C\) à l’euro près.
- Comparer le chiffre d’affaires obtenu en vendant exactement 200 billets et le chiffre d’affaires moyen obtenu en pratiquant le surbooking.
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Les présences des passagers étant indépendantes, \(X\) suit une loi binomiale de paramètres 206 et 0,95.
D’après la calculatrice, \(\mathbb{P}(X \leqslant 200) \simeq 0,948\). Il y a donc environ 5,2% de chances que trop de passagers se présentent à l’embarquement.
On a \(\mathbb{P}(Y=6)=1-(\mathbb{P}(Y=0)+\dots + \mathbb{P}(Y=5))=0,00003\).
En vendant 206 billets, la compagnie encaisse \(206 \times 250 = 51500\) euros. Seulement, elle doit rembourser 850 euros par client ne pouvant embarquer (représenté par la variable \(Y\)). Ainsi, \(C=51500-850Y\).
| \(k\) | \(51500\) | \(50650\) | \(49800\) | \(48950\) | \(48100\) | \(47250\) | \(46400\) |
| \(\mathbb{P}(C=k)\) | \(0,94775\) | \(0,03063\) | \(0,01441\) | \(0,00539\) | \(0,00151\) | \(0,00028\) |
On a alors \(E[C]\simeq 51429\). Si la compagnie avait vendu seulement 200 billets, son chiffre d’affaires aurait été de 50000 euros, le surbooking lui est donc avantageux.
| \(k\) | \(1\) | \(3\) | \(4\) |
| \(\mathbb{P}(X=k)\) | \(\dfrac{1}{3}\) | \(\dfrac{1}{4}\) | \(\ldots\) |
et
| \(k\) | \(1\) | \(2\) | \(3\) |
| \(\mathbb{P}(Y=k)\) | \(\dfrac{1}{5}\) | \(\dfrac{1}{5}\) | \(\ldots\) |
~
- Compléter ces tableaux avec les probabilités manquantes.
- Construire le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(Z=2X\).
- Que vaut \(\mathbb{P}(X+Y=5)\) ?
- Construire le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(W=X+Y\)
- Construire le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(A=3X-2Y\).
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On complète les tableaux donnant les lois de \(X\) et \(Y\) en faisant en sorte que la somme des probabilités vaille 1.
| \(k\) | \(1\) | \(3\) | \(4\) |
| \(\mathbb{P}(X=k)\) | \(\dfrac{1}{3}\) | \(\dfrac{1}{4}\) | \(\dfrac{5}{12}\) |
\(\quad\)
et
\(\quad\)
| \(k\) | \(1\) | \(2\) | \(3\) |
| \(\mathbb{P}(Y=k)\) | \(\dfrac{1}{5}\) | \(\dfrac{1}{5}\) | \(\dfrac{3}{5}\) |
Le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(Z=2X\) est le suivant.
| \(k\) | \(2\) | \(6\) | \(8\) |
| \(\mathbb{P}(X=k)\) | \(\dfrac{1}{3}\) | \(\dfrac{1}{4}\) | \(\dfrac{5}{12}\) |
L’événement \(X+Y=5\) est réalisé lorsque \((X=3 \cap Y=2)\) ou \((X=4 \cap Y=1)\). Ces variables étant indépendantes, on a donc
\[\mathbb{P}(X+Y=5) = \dfrac{1}{4} \times \dfrac{1}{5} + \dfrac{5}{12} \times \dfrac{1}{5} = \dfrac{4}{30}.\]
Le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(W=X+Y\) est le suivant.
| \(k\) | \(2\) | \(3\) | \(4\) | \(5\) | \(6\) | \(7\) |
| \(\mathbb{P}(W=k)\) | \(\dfrac{1}{15}\) | \(\dfrac{1}{15}\) | \(\dfrac{1}{4}\) | \(\dfrac{4}{30}\) | \(\dfrac{7}{30}\) | \(\dfrac{1}{4}\) |
Le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(A=3X-2Y\) est le suivant.
| \(k\) | \(-3\) | \(-1\) | \(1\) | \(3\) | \(5\) | \(6\) | \(7\) | \(8\) | \(10\) |
| \(\mathbb{P}(A=k)\) | \(\dfrac{1}{5}\) | \(\dfrac{1}{15}\) | \(\dfrac{1}{15}\) | \(\dfrac{3}{20}\) | \(\dfrac{1}{20}\) | \(\dfrac{1}{4}\) | \(\dfrac{1}{20}\) | \(\dfrac{1}{12}\) | \(\dfrac{1}{12}\) |
| \(k\) | \(2\) | \(3\) |
| \(\mathbb{P}(X=k)\) | \(\dfrac{1}{3}\) | \(\dfrac{2}{3}\) |
et
| \(k\) | \(1\) | \(4\) | \(5\) |
| \(\mathbb{P}(Y=k)\) | \(\dfrac{1}{4}\) | \(\dfrac{1}{2}\) | \(\dfrac{1}{4}\) |
~
- Construire le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(X+Y\).
- Construire le tableau résumant la loi de la variable aléatoire \(2X+3Y\).
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La loi de \(X+Y\) est la suivante.
| \(k\) | \(3\) | \(4\) | \(6\) | \(7\) | \(8\) |
| \(\mathbb{P}(X+Y=k)\) | \(\dfrac{1}{12}\) | \(\dfrac{1}{6}\) | \(\dfrac{1}{6}\) | \(\dfrac{5}{12}\) | \(\dfrac{1}{6}\) |
Le cas le plus compliqué ici est \(X+Y=7\) puisqu’il y a deux cas à étudier.
\[\mathbb{P}(X+Y=7)=\mathbb{P}(X=2 \cap Y=5)+\mathbb{P}(X=3 \cap Y=4).\]
\(X\) et \(Y\) étant indépendantes, on a alors
\[\mathbb{P}(X+Y=7)=\mathbb{P}(X=2)\mathbb{P}(Y=5)+\mathbb{P}(X=3)\mathbb{P}( Y=4)=\dfrac{1}{3} \times \dfrac{1}{4}+ \dfrac{2}{3} \times \dfrac{1}{2}=\dfrac{5}{12}.\]
La loi de \(2X+3Y\) est la suivante.
| \(k\) | \(7\) | \(9\) | \(16\) | \(18\) | \(19\) | \(21\) |
| \(\mathbb{P}(X+Y=k)\) | \(\dfrac{1}{12}\) | \(\dfrac{1}{6}\) | \(\dfrac{1}{6}\) | \(\dfrac{1}{3}\) | \(\dfrac{1}{12}\) | \(\dfrac{1}{6}\) |
Espérance et variance d’une somme de variables
- Calculer l’espérance et la variance de \(X\) et de \(Y\).
- En déduire l’espérance et la variance de \(3X+2\), de \(X+Y\) et de \(5X-2Y\).
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On a \(E[X]=2 \times \dfrac{1}{3} + 3 \times \dfrac{2}{3} = \dfrac{8}{3}\) et \(E[Y]=1 \times \dfrac{1}{4}+4 \times \dfrac{1}{2} + 5 \times \dfrac{1}{4}= \dfrac{7}{2}\).
Ainsi, \(E[3X+2]=3E[X]+2=10\), \(E[X+Y]=E[X]+E[Y]=\dfrac{8}{3}+\dfrac{7}{2}= \dfrac{37}{6}\) et
\(E[5X-2Y]=5E[X]-2E[Y]=\dfrac{40}{3}-7=\dfrac{19}{3}\).
- On considère la variable aléatoire \(Z_1=2X+3Y\). Donner l’espérance et la variance de \(Z_1\)
- On considère la variable aléatoire \(Z_2=4X-2Y\). Donner l’espérance et la variance de \(Z_2\).
- On considère lavariable aléatoire \(Z_3=3Y-2X+7\). Donner l’espérance et la variance de \(Z_3\).
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On a \(E(Z_1)=2E(X)+3E(Y)=2 \times 3 + 3 \times (-5)=-9\). De plus, les variables \(X\) et \(Y\) étant indépendantes, \(V(Z_1)=V(2X)+V(3Y)=4V(X)+9V(Y)=4 \times 1 + 9 \times 2 = 22\).
On a \(E(Z_2)=4E(X)-2E(Y)=4 \times 3 -2 \times (-5)=22\). De plus, les variables \(X\) et \(Y\) étant indépendantes, \( V(Z_2)=V(4X)+V(-2Y)=16V(X)+4V(Y)=16 \times 1 + 4 \times 2 = 24\).
On a \(E(Z_3)=3E(Y)-2E(X)+7=3 \times (-5) -2 \times 3 + 7 = -14\). De plus, les variables \(X\) et \(Y\) étant indépendantes, et \(7\) étant un réel, \(V(Z_3)=V(3Y)+V(-2X)+V(7)=9V(Y)+4V(X)+0=9 \times 2 + 4 \times 1 = 22\).
Montrer que pour toute variable aléatoire \(X\) non constante et admettant une espérance et une variance, la variable \(Y=\dfrac{X-\mathbb{E(X)}}{\sigma (X)}\) est centrée réduite.
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On a \(E[Y]=\dfrac{E[X]-E[X]}{\sigma(X)}=0\) et \(V(Y) = \dfrac{V(X)+0}{\sigma(X)^2}=\dfrac{V(X)}{V(X)}=1\). \(Y\) est centrée et réduite.
Un sac opaque contient huit jetons numérotés de 1 à 8, indiscernables au toucher.
À trois reprises, un joueur pioche un jeton dans ce sac, note son numéro, puis le remet dans le sac.
Dans ce contexte, on appelle « tirage » la liste ordonnée des trois numéros obtenus.
Par exemple, si le joueur pioche le jeton numéro 4, puis le jeton numéro 5, puis le jeton numéro 1, alors le tirage correspondant est (4; 5; 1).
- Déterminer le nombre de tirages possibles.
-
- Déterminer le nombre de tirages sans répétition de numéro.
- En déduire le nombre de tirages contenant au moins une répétition de numéro.
On note \(X_1\) la variable aléatoire égale au numéro du premier jeton pioché, \(X_2\) celle égale au numéro du deuxième jeton pioché et \(X_3\) celle égale au numéro du troisième jeton pioché.
Puisqu’il s’agit d’un tirage avec remise, les variables aléatoires \(X_1\) ,\(X_2\) et \(X_3\) sont indépendantes et suivent la même loi de probabilité.
- Établir la loi de probabilité de la variable aléatoire \(X_1\).
- Déterminer l’espérance de la variable aléatoire \(X_1\).
On note \(S = X_1 + X_2 + X_3\) la variable aléatoire égale à la somme des numéros des trois jetons piochés.
- Déterminer l’espérance de la variable aléatoire \(S\).
- Déterminer \(\mathbb{P}(S=24)\).
- Si un joueur obtient une somme supérieure ou égale à 22, alors il gagne un lot.
- Justifier qu’il existe exactement 10 tirages permettant de gagner un lot.
- En déduire la probabilité de gagner un lot.
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- Le nombre de tirages est de \(8 \times 8 \times 8=512\).
-
- Le nombre de tirages sans répétition est de \(8 \times 7 \times 6=336\).
- Le nombre de tirages avec au moins une répétition est donc \(512-336=176\).
On lance trois pièces de monnaies et on regarde sur quels côtés elles tombent.
- On note \(X\) le nombre de FACE obtenus. Construire le tableau résumant la loi de \(X\).
- On note \(Y\) la variable aléatoire qui vaut 1 si les trois pièces tombent du même côté et 0 sinon.
- Quelle est la loi de \(Y\) ? On précisera la valeur du ou des paramètres(s).
- Que vaut l’espérance de \(Y\) ?
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\(X\) suit une loi binomiale de paramètres \(n=3\) et \(p=0,5\). Le tableau résumant la loi de \(X\) est le suivant :
| \(k\) | \(0\) | \(1\) | \(2\) | \(3\) |
| \(\mathbb{P}(Y=k)\) | \(\dfrac{1}{8}\) | \(\dfrac{3}{8}\) | \(\dfrac{3}{8}\) | \(\dfrac{1}{8}\) |
\(Y\) est une variable aléatoire de Bernoulli, de paramètre \(\dfrac{1}{8}+\dfrac{1}{8}=\dfrac{1}{4}\). L’espérance de \(Y\) vaut \(\dfrac{1}{4}\).
On a alors \(Z= 7Y-2\) : Si \(Y\) vaut 0, on perd deux euros. Sinon, on en remporte 5.
Ainsi, \(E(Z)=7E(Y)-2=\dfrac{7}{4}-2=-\dfrac{1}{4}\). L’espérance est négative, ce jeu est donc au désavantage du joueur.
- On note \(X\) le nombre de jetons gagnants tirés. Quelle est la loi de \(X\) ?
- Que vaut l’espérance de \(X\) ?
- On note \(Y\) le gain algébrique d’un joueur. Expliquer pourquoi \(Y=20X-10\).
- En déduire l’espérance de \(Y\). Ce jeu est-il équitable ?
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On note \(X\) le nombre de jetons gagnants tirés. \(X\) suit une loi binomiale de paramètres 2 et \(\dfrac{1}{10}\). L’espérance de \(X\) vaut \(2 \times \dfrac{1}{10}=0,2\)
On note \(Y\) le gain algébrique d’un joueur. Si \(X\) représente le nombre de jetons gagnants tirés, le gain est de \(20 X\). La participation au jeu étant de 10 euros, le gain \(Y\) vaut \(Y=20X-10\).
On a donc \(E(X)=20 E(X)-10=20 \times 0,2 -10 = -6\). Le jeu est au désavantage du joueur.
| \(k\) | \(2\) | \(1\) | \(-1\) |
| \(\mathbb{P}(X=k)\) | \(\dfrac{1}{8}\) | \(\dfrac{1}{4}\) | \(\dfrac{5}{8}\) |
et
| \(k\) | \(1\) | \(2\) | \(-2\) |
| \(\mathbb{P}(Y=k)\) | \(\dfrac{1}{2}\) | \(\dfrac{1}{6}\) | \(\dfrac{1}{3}\) |
~
- Donner l’espérance et la variance des variables aléatoires \(X\) et \(Y\).
- On propose le jeu suivant : 8 boules sont dans une urnes. On mise un euro et on tire une de ces boules au hasard. 5 sont perdantes, 2 font gagner 2 euros et 1 fait gagner 3 euros. Quelle variable aléatoire permet de modéliser ce jeu ?
- Le jeu est-il avantageux pour le joueur ?
- Proposer une expérience aléatoire correspondant à la variable aléatoire \(Y\).
- On réalise deux fois le jeu correspondant à la variable \(X\) et trois fois celui correspondant à la variable \(Y\). On note \(Z\) le gain algébrique de cette successions de jeu. Sans déterminer précisément la loi de \(Z\), dire si ce jeu est avantageux pour le joueur ou non.
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On a \(E[X] = 2 \times \dfrac{1}{8} + 1 \times \dfrac{1}{4} + (-1) \times \dfrac{5}{8} = -\dfrac{1}{8}\) et
\[ V(X)= \dfrac{1}{2}\left(2- \left(-\dfrac{1}{8}\right)\right)^2+\dfrac{1}{4}\left(1-\left(-\dfrac{1}{8}\right)\right)^2+\dfrac{5}{8}\left(-1-\left(-\dfrac{1}{8}\right)\right)^2 = \dfrac{1563}{512}\simeq 3,05\]
Par ailleurs, \(E[Y]=1 \times \dfrac{1}{2}+ 2 \times \dfrac{1}{6} + (-2) \times \dfrac{1}{3} = \dfrac{1}{6}\) et
\[ V(Y)= \dfrac{1}{3}\left(1- \dfrac{1}{6}\right)^2+\dfrac{1}{6}\left(2-\dfrac{1}{6}\right)^2+\dfrac{1}{2}\left(-2-\dfrac{1}{6}\right)^2 = \dfrac{89}{36}\simeq 2,47\]
La variable \(X\) correspond au jeu proposé ici. L’espérance est négative : le jeu est désavantageux pour le joueur
Pour la loi de \(Y\) : Dans une urne sont placées six boules. Une participation coûte deux euros. Deux boules sont perdantes, 3 rapportent 3 euros et 1 rapporte 4 euros.
On a \(Z=2X+3Y\) et donc \(E(Z)=2E(X)+ 3 E(Y)= -2\times \dfrac{1}{8} + 3 \times \dfrac{1}{6}=\dfrac{1}{4}>0\). Le jeu est avantageux pour le joueur.
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D’une part, \(V(X)=(1-p)E(X)\). Ainsi, \(p=\dfrac{1}{3}\). Par ailleurs, \(E(X)=np=6\) d’où \(n=18\).
- Donner les espérances et variances de \(X\) et \(Y\). Donner leur écart-type arrondi au millième.
- Donner l’espérance, la variance et l’écart-type arrondi au millième de la variable aléatoire \(Z\) définie par \(Z=2X-3Y\).
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On a \(E(X)= 10 \times 0,3=3\), \(V(X)= 10 \times 0,3 \times (1-0,3)= 2,1\) et \(\sigma(X)=\sqrt{2,1}\simeq 1,449\) puis
\(E(Y)= 8 \times 0,2 = 1,6\), \(V(Y)=8 \times 0,2 \times (1-0,2)= 1,28\) et \(\sigma(X)=\sqrt{1,28} \simeq 1,131\).
Par ailleurs, \(E(Z)=2E(X)-3E(Y)=2 \times 3 – 3 \times 1,6 = 1,2\). De plus, \(X\) et \(Y\) étant indépendantes, on a \(V(Z)=V(2X)+V(-3Y)=4V(X)+9V(Y)=19.92\) et \(\sigma(Z)=\sqrt{19.92}\simeq 4,463\)
Partie A : Étude de cas particuliers
- On suppose qu’il y a 2 tiroirs et 2 objets à ranger.
- On note \(X\) la variable aléatoire qui compte le nombre de tiroirs vides à l’issue du rangement des 2 objets. Construire le tableau donnant la loi de \(X\)
- En déduire l’espérance de \(X\).
Partie B : Cas général
On dispose désormais de \(n\) objets que l’on répartit uniformément au hasard et de manière indépendante dans les \(n\) tiroirs.
- Pour \(k \in \{ 1 ; 2 ; \ldots ; n\}\) on note \(Y_k\) la variable aléatoire qui vaut \(1\) si le tiroir \(k\) est vide et 0 sinon.
Montrer que l’espérance de \(Y_1\) vaut \(\dfrac{(n-1)^n}{n^n}\). - En déduire le nombre moyen de tiroirs vides à l’issue de cette expérience.
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Partie A : Étude de cas particuliers
-
- La loi de \(X\) est la suivante.
\(k\) 0 1 \(\mathbb{P}(X=k)\) \(\dfrac{1}{2}\) \(\dfrac{1}{2}\) La probabilité d’avoir un tiroir vide correspond au cas où les deux objets sont rangés dans le tiroir 1 (probabilité \(\dfrac{1}{2} \times \dfrac{1}{2} = \dfrac{1}{4}\)) ou dans le tiroir 2 (même probabilité), soit une probabilité total de \(\dfrac{1}{2}\). La probabilité qu’il y ait un tiroir vide s’obtient par complément à 1.
- \(E[X]=\dfrac{1}{2} \times 0 + \dfrac{1}{2} \times 1 = \dfrac{1}{2}\).
Partie B : Cas général
- Il y a \(n^n\) rangements dans les tiroirs possibles et \((n-1)^n\) rangements dans les tiroirs qui laissent le tiroir 1 vide. Ainsi, \(\mathbb{P}(Y_1=1)=\dfrac{(n-1)^n}{n^n}\). Puisque \(Y_1\) est une variable de Bernoulli, c’est également son espérance.
- Le nombre moyen de tiroirs vides est l’espérance de \(Y=Y_1+Y_2+\ldots + Y_n\). Les \(Y_k\) ont tous pour espérance \(\dfrac{(n-1)^n}{n^n}\). Ainsi, \(E(X)=n \times \dfrac{(n-1)^n}{n^n}=\dfrac{(n-1)^n}{n^{n-1}}\).



