Fonctions du second degré : exercices corrigés

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Pour bien commencer…

Les fonctions suivantes sont des fonctions polynômes du second degré, définies sur \(\mathbb{R}\). Donner leur forme développée.

\(f:x\mapsto (2x+3)^2\) \(g:x\mapsto (3x-4)(3x+4)\)
\(h:x\mapsto \left(\dfrac{3}{2}x+\dfrac{4}{3}\right)^2\) \(i:x\mapsto (2x-1)^2+3\)
\(j:x \mapsto (5x+9)^2+\sqrt{7}^2\) \(k:x\mapsto (2x+\sqrt{5})^2+(3x)^2\)
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Soit \(x\) un réel.

  • \(f(x)=(2x+3)^2=(2x)^2+2\times 2x \times 3 + 3^2=4x^2+12x+9\)
  • \(g(x)=(3x-4)(3x+4)=(3x)^2-4^2=9x^2-16\)
  • \(h(x)=\left(\dfrac{3}{2}x+\dfrac{4}{3}\right)^2=\left(\dfrac{3}{2}x\right)^2+2\times \dfrac{3}{2}x\times \dfrac{4}{3}+\left( \dfrac{4}{3}\right)^2=\dfrac{9}{4}x^2+4x+\dfrac{16}{9}\)
  • \(i(x)=(2x-1)^2+3=(2x)^2-2\times 2x \times 1 + 1^2+3 = 4x^2-4x+1+3 = 4x^2-4x+4\)
  • \(j(x)=(5x+9)^2+\sqrt{7}^2=(5x)^2+2\times 5x \times 9 +9^2+7=25x^2+90x+88\)
  • \(k(x)=(2x+\sqrt{5})^2+(3x)^2=(2x)^2+2\times 2x \times \sqrt{5}+\sqrt{5}^2+9x^2=13x^2+4\sqrt{5}x+5\)
Un adolescent laisse malencontreusement échapper son téléphone portable depuis le balcon du 5ème étage d’un immeuble. Après \(t\) secondes de chute, la hauteur \(h\), en mètres, du téléphone par rapport au sol vaut
\[ h(t)=-\dfrac{1}{2}gt^2+15\]
où \(g\) est l’accélération de la pesanteur, \(g\simeq 9.8 m.s^{-2}\).

  1. A quelle hauteur se trouve le 5ème étage de l’immeuble ?
  2. Combien de temps mettra le téléphone avant de s’écraser lamentablement au sol ?
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  1. L’adolescent laisse échapper son portable à \(t=0\). La hauteur vaut alors \(h(0) = 15\) mètres.
  2. On résout l’équation \(h(t)=0\). Soit \(t\) un réel.
    \[h(t)=0\Leftrightarrow -\dfrac{1}{2}gt^2+15=0\Leftrightarrow t^2=\dfrac{30}{g}\]
    L’équation admet deux solutions, \(t_1=\sqrt{\dfrac{30}{g}}\simeq 1.75\) et \(t_2=-\sqrt{\dfrac{30}{g}}\simeq-1.75\). A moins de vouloir remonter le temps, c’est la solution positive qui nous intéresse. Le téléphone s’écrasera au sol après environ 1.75 secondes.
Soit \(b\) et \(c\) deux réels et \(f:x\mapsto x^2+bx+c\) une fonction polynôme du second degré, définie sur \(\mathbb{R}\).

  1. Exprimer \(f(-2)\) et \(f(3)\) en fonction des réels \(b\) et \(c\).
  2. On suppose que \(f(-2)=4\) et \(f(3)=7\). En déduire les valeurs des réels \(b\) et \(c\).
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  1. On a \(f(-2)=(-2)^2+b\times(-2)+c=4-2b+c\) et \(f(3)=3^2+3b+c=9+3b+c\).
  2. Il faut résoudre le système :
    \(\left\{\begin{array}{rcl}4-2b+c&=&4\\9+3b+c&=&7\\\end{array} \right.\)
    \[\left\{\begin{array}{rcl}4-2b+c&=&4\\9+3b+c&=&7\\\end{array} \right. \Leftrightarrow \left\{\begin{array}{rcl}c&=&2b\\9+3b+2b&=&7\\\end{array} \right. \Leftrightarrow \left\{\begin{array}{rcl}c&=&-\dfrac{4}{5}\\[0.5em]b&=&-\dfrac{2}{5}\\\end{array} \right.\]
    Ainsi, pour tout réel \(x\), \(f(x)=x^2-\dfrac{2}{5}x-\dfrac{4}{5}\).

Forme canonique

Soit \(f:x\mapsto x^2+12x+15\). Montrer que pour tout réel \(x\), \(f(x)\) s’écrit sous forme canonique \(f(x)=(x+6)^2-21\).
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Pour tout réel \(x\), on a
\[f(x)= x^2+12x+15 = x^2+2\times 6 \times x + 36 -36 +15 = (x+6)^2-21\]

Soit \(f:x\mapsto 3x^2+24x+45\). Montrer que pour tout réel \(x\), \(f(x)\) s’écrit sous forme canonique \(f(x)=3(x+4)^2-3\).
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Pour tout réel \(x\), on a :
\(\begin{array}{rcl}f(x)&=& 3x^2+24x+45\\& =& 3(x^2+8x+15)\\&=&3(x^2+2\times 4 \times x + 16-16+15)\\&=&3((x+4)^2-1)\\
&=&3(x+4)^2-3\end{array}\)

Écrire sous forme canonique les expressions des fonctions polynômes du second degré suivantes :

\(f:x\mapsto x^2+8x-7\) \(g:x\mapsto x^2+6x+9\)
\(h:x\mapsto 2x^2+16x-4\) \(i:x\mapsto -4x^2-16x+8\)
\(j:x\mapsto 3x^2+5x-7\) \(k:x\mapsto 2x^2+5x\)
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Pour tout réel \(x\) :
\(\begin{array}{rcl}f(x)&=&x^2+8x-7\\&=&x^2+8x+16-16-7\\&=&(x+4)^2-23\end{array}\)

Pour tout réel \(x\) : \(g(x)=(x+3)^2\). On reconnaît directement une identité remarquable, c’est donc la forme canonique recherchée.

Pour tout réel \(x\) :
\(\begin{array}{rcl}h(x)&=&2x^2+16x-4\\&=&2(x^2+8x-2)\\&=&2(x^2+8x+16-16-2)\\&=&2((x+4)^2-18)\\&=&2(x+4)^2-36\end{array}\)

Pour tout réel \(x\) :
\(\begin{array}{rcl}i(x)&=&-4x^2-16x+8\\&=&-4(x^2+4x-2)\\&=&-4(x^2+4x+4-4-2)\\&=&-4((x+2)^2-6)\\&=&-4(x+2)^2+24\end{array}\)

Pour tout réel \(x\) :
\(\begin{array}{rcl}j(x)&=&3x^2+5x-7\\&=&3\left(x^2+\dfrac{5}{3}x-\dfrac{7}{3}\right)\\&=&3\left(x^2+\dfrac{5}{3}x+\dfrac{25}{36}-\dfrac{25}{36}-\dfrac{7}{3}\right)\\&=&3\left(\left(x+\dfrac{5}{6}\right)^2-\dfrac{109}{36}\right)\\&=&3\left(x+\dfrac{5}{6}\right)^2-\dfrac{109}{12}\end{array}\)

Pour tout réel \(x\) :
\(\begin{array}{rcl}k(x)&=&2x^2+5x\\&=&2\left(x^2+\dfrac{5}{2}x\right)\\&=&2\left(x^2+\dfrac{5}{2}x+\dfrac{25}{16}-\dfrac{25}{16}\right)\\&=&2\left(\left(x+\dfrac{5}{4}\right)^2-\dfrac{25}{16}\right)\\&=&2\left(x+\dfrac{5}{4}\right)^2-\dfrac{25}{8}\end{array}\)

Applications de la forme canonique

Pour chacune des fonctions suivantes, définies sur \(\mathbb{R}\), dresser les tableaux de variation et indiquer si la fonction admet un minimum ou un maximum sur son ensemble de définition.

\(f:x\mapsto 3(x-4)^2+7\) \(g:x\mapsto -2(x-5)^2-3\)
\(h:x\mapsto \dfrac{5}{3}\left(x-\dfrac{6}{5}\right)^2+\dfrac{3}{2}\) \(i:x\mapsto -5(x-9)^2\)
\(j:x\mapsto (\sqrt{5}-2)(x-2)^2+1\) \(k:x \mapsto x^2+9\)
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\(f\) admet un minimum en 4, celui-ci vaut 7.

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\(g\) admet un maximum en 5, celui-ci vaut -3.

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\(h\) admet un minimum en \(\dfrac{6}{5}\), celui-ci vaut \(\dfrac{3}{2}\).

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\(i\) admet un maximum en 9, celui-ci vaut 0.

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Puisque \(5 > 4\) , on a alors, par croissance de la fonction Racine carrée sur \(\mathbb{R}_+\), \(\sqrt{5}>\sqrt{4}\), c’est-à-dire \(\sqrt{5}>2\), soit \(\sqrt{5}-2>0\).
\(j\) admet un minimum en 2, celui-ci vaut 1.

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\(k\) admet un minimum en 0, celui-ci vaut 9.

Pour chacune des fonctions suivantes, définies sur \(\mathbb{R}\), déterminer la forme canonique, puis dresser les tableaux de variation et indiquer si la fonction admet un minimum ou un maximum sur son ensemble de définition.

\(f:x\mapsto x^2+6x+7\) \(g:x\mapsto -2x^2-4x+20\)
\(h:x\mapsto 3x^2+5x+14\) \(i:x\mapsto -5x^2+12x\)
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Pour tout réel \(x\) :
\(\begin{array}{rcl}f(x)&=&x^2+6x+7\\&=&x^2+6x+9-9+7\\&=&(x+3)^2-2\end{array}\)

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\(f\) admet un minimum en -3, celui-ci vaut -2.

Pour tout réel \(x\) :
\(\begin{array}{rcl}g(x)&=&-2x^2-4x+20\\&=&-2(x^2+2x-10)\\&=&-2(x^2+2x+1-1-10)\\&=&-2((x+1)^2-11)\\&=&-2(x+1)^2+22\end{array}\)

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\(g\) admet un maximum en -1, celui-ci vaut 22.

Pour tout réel \(x\) :
\(\begin{array}{rcl}h(x)&=&3x^2+5x+14\\&=&3\left(x^2+\dfrac{5}{3}x+\dfrac{14}{3}\right)\\&=&3\left(x^2+\dfrac{5}{3}x+\dfrac{25}{36}-\dfrac{25}{36}+\dfrac{14}{3}\right)\\&=&3\left(\left(x+\dfrac{5}{6}\right)^2+\dfrac{143}{36}\right)\\&=&3\left(x+\dfrac{5}{6}\right)^2+\dfrac{143}{12}\end{array}\)

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\(h\) admet un minimum en \(-\dfrac{5}{6}\), celui-ci vaut \(\dfrac{143}{12}\).

Pour tout réel \(x\) :
\(\begin{array}{rcl}i(x)&=&-5x^2+12x\\&=&-5\left(x^2-\dfrac{12}{5}x\right)\\&=&-5\left(x^2-\dfrac{12}{5}x+\dfrac{36}{25}-\dfrac{36}{25}\right)\\&=&-5\left(\left(x-\dfrac{6}{5}\right)^2-\dfrac{36}{25}\right)\\&=&-5\left(x-\dfrac{6}{5}\right)^2+\dfrac{36}{5}\end{array}\)

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\(i\) admet un maximum en \(\dfrac{6}{5}\), celui-ci vaut \(\dfrac{36}{5}\).

Les courbes représentatives de plusieurs fonctions polynômes du second degré sont représentées ci-dessous. Dans chaque cas, déterminer une expression algébrique de la fonction, selon la variable réelle \(x\).

Fonction 1

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Fonction 2

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Fonction 3

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Courbe 1 : Appelons \(f\) la fonction représentée. On remarque que \(f\) admet un minimum en \(x=2\), ce minimum vaut \(-1\). La forme canonique de \(f(x)\) est donc de la forme \(a(x-2)^2-1\). Il reste à déterminer la valeur de \(a\).

  • D’après la courbe, \(f(0)=3\).
  • D’après la formule, \(f(0)=a(0-2)^2-1=4a-1\).
  • Ainsi, \(4a-1=3\), c’est-à-dire \(a=1\).

Finalement, pour tout réel \(x\), \(f(x)=(x-2)^2-1\).

Courbe 2 : Appelons \(g\) la fonction représentée. On remarque que \(g\) admet un minimum en \(x=-1\), ce minimum vaut \(-2\). La forme canonique de \(g(x)\) est donc de la forme \(a(x+1)^2-2\). Il reste à déterminer la valeur de \(a\).

  • D’après la courbe, \(g(1)=0\).
  • D’après la formule, \(g(1)=a(1+1)^2-2=4a-2\).
  • Ainsi, \(4a-2=0\), c’est-à-dire \(a=\dfrac{1}{2}\).

Finalement, pour tout réel \(x\), \(g(x)=\dfrac{1}{2}(x+1)^2-2\).

Courbe 3 : Appelons \(h\) la fonction représentée. On remarque que \(h\) admet un maximum en \(x=1\), ce maximum vaut \(4\). La forme canonique de \(h(x)\) est donc de la forme \(a(x-1)^2+4\). Il reste à déterminer la valeur de \(a\).

  • D’après la courbe, \(h(0)=2\).
  • D’après la formule, \(h(0)=a(0-1)^2+4=a+4\).
  • Ainsi, \(a+4=2\), c’est-à-dire \(a=-2\).

Finalement, pour tout réel \(x\), \(h(x)=-2(x-1)^2+4\).

On choisit \(a\), \(b\) et \(c\) trois réels, tels que \(a\neq 0\). On considère la fonction \(f:x\mapsto ax^2+bx+c\) dont le tableau de variations est donné ci-dessous :

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  1. Quel est le signe de \(a\) ? Justifier.
  2. Pour tout réel \(x\), exprimer \(f(x)\) sous forme canonique.
  3. En déduire la forme développée de \(f(x)\).
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  1. La fonction est croissante puis décroissante. \(a\) est donc strictement négatif.
  2. On remarque que \(f\) admet un maximum en \(x=4\). Ce maximum vaut \(5\). La forme canonique de \(f(x)\) est donc de la forme \(a(x-4)^2+5\). Reste à déterminer la valeur de \(a\).
    • D’après le tableau, \(f(6)=3\).
    • D’après la formule, \(f(6)=a(6-4)^2+5=4a+5\).
    • Ainsi, \(4a+5=3\), soit \(a=-\dfrac{1}{2}\).

    On a donc, pour tout réel \(x\), \(f(x)=-\dfrac{1}{2}(x-4)^2+5\).

  3. Pour tout réel \(x\),
    \[f(x)=-\dfrac{1}{2}(x-4)^2+5=-\dfrac{1}{2}(x^2-8x+16)+5=-\dfrac{1}{2}x^2+4x-8+5=-\dfrac{1}{2}x^2+4x-3\]

Problèmes et modélisation

L’entreprise SAVEUR fabrique et commercialise de l’extrait de parfum. Elle est en capacité d’en produire jusqu’à 34 hectolitres par mois. On suppose que toute la production est vendue.

On modélise le coût de production mensuel, en centaines d’euros, de \(x\) hectolitres d’extrait de parfum par la fonction \(C\) définie par \(C(x)=2x^2+12x+240\), où \(x\in[0;34]\).

Chaque hectolitre d’extrait de parfum est vendu 8000 euros.

    1. Calculer le coût de production mensuel et la recette réalisée par l’entreprise lorsqu’elle produit 6 hectolitres d’extrait de parfum dans le mois.
    2. L’entreprise réalise-t-elle un profit lorsqu’elle produit et vend 6 hectolitres d’extrait de parfum par mois ?
  1. Démontrer que le bénéfice, en centaines d’euros, pour la vente de \(x\) hectolitres d’extrait de parfum, est donné par la fonction \(B\) définie par : \(B(x)=-2x^2+68x-240\).
  2. Vérifier que, pour tout réel \(x \in [0;34]\), le bénéfice peut s’écrire sous la forme canonique : \[B(x) = -2(x-17)^2 + 338\]
  3. En déduire le montant, en euros, du bénéfice maximal que peut réaliser l’entreprise en vendant cet extrait de parfum.
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    1. Pour 6 hectolitres produits, le coût s’élève à :
      \[ C(6) = 2 \times 6^2 + 12 \times 6 + 240 = 2 \times 36 + 72 + 240 = 72 + 72 + 240 = 384 \]
      Le coût de production est de 384 centaines d’euros, soit 38 400 €.
      La recette pour 6 hectolitres vendus à 8 000 € l’unité est :
      \[ \text{Recette} = 6 \times 8000 = 48 000 \text{ €} \]
      Remarque : exprimée en centaines d’euros, cette recette est de 480 centaines d’euros.
    2. Le profit (ou bénéfice) est la différence entre la recette et le coût :
      \[ \text{Profit} = 48 000 – 38 400 = 9 600 \text{ €} \]
      L’entreprise réalise bien un profit de 9 600 €.
  1. Exprimons la recette en centaines d’euros pour conserver la même unité que le coût. Chaque hectolitre étant vendu 8 000 € (80 centaines d’euros), la recette pour \(x\) hectolitres est \(R(x) = 80x\).
    Le bénéfice est la différence entre la recette et les coûts :
    \begin{eqnarray*}
    B(x) &=& R(x) – C(x) \\
    B(x) &=& 80x – (2x^2 + 12x + 240) \\
    B(x) &=& 80x – 2x^2 – 12x – 240 \\
    B(x) &=& -2x^2 + 68x – 240
    \end{eqnarray*}
    On retrouve bien l’expression annoncée.
  2. On développe l’expression proposée à l’aide de l’identité remarquable \((a-b)^2\) :
    \begin{eqnarray*}
    -2(x-17)^2 + 338 &=& -2(x^2 – 34x + 17^2) + 338 \\
    &=& -2(x^2 – 34x + 289) + 338 \\
    &=& -2x^2 + 68x – 578 + 338 \\
    &=& -2x^2 + 68x – 240
    \end{eqnarray*}
    On retrouve bien l’expression développée. Ainsi, \(B(x) = -2(x-17)^2 + 338\).
  3. Dans la forme canonique de \(B\), le coefficient multiplicateur devant le carré est \(-2\). Comme il est strictement négatif, la fonction \(B\) admet un maximum.
    Ce maximum se lit directement : il vaut \(338\) et est atteint lorsque la parenthèse s’annule, c’est-à-dire pour \(x=17\).
    Le bénéfice maximal s’élève donc à 338 centaines d’euros, soit 33 800 € (pour une production de 17 hectolitres).
On considère un carré \(ABCD\) de côté de longueur 1. Soit \(x\) un réel compris entre 0 et 1. On place respectivement les points \(I\), \(J\), \(K\) et \(L\) sur les côtés \([AB]\), \([BC]\), \([CD]\) et \([DA]\) de telle sorte que \(AI=BJ=CK=DL=x\).

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  1. Quelle est la nature du quadrilatère \(IJKL\) ? Justifier.
  2. Exprimer l’aire du quadrilatère \(IJKL\) en fonction de \(x\).
  3. Vérifier que cette aire peut également s’écrire sous la forme : \(\mathcal{A}(x) = 2\left(x-\dfrac{1}{2}\right)^2 + \dfrac{1}{2}\).
  4. En déduire la valeur de \(x\) pour laquelle l’aire du quadrilatère \(IJKL\) est minimale.
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  1. Par construction, les triangles \(ALI\), \(BIJ\), \(CJK\) et \(DKL\) sont des triangles rectangles.
    Dans le triangle \(ALI\) rectangle en \(A\), on a \(AI = x\) et \(AL = AD – DL = 1 – x\).
    On observe que ces quatre triangles rectangles possèdent les mêmes longueurs de côtés adjacents à l’angle droit (\(x\) et \(1-x\)). Ils sont donc superposables et leurs hypoténuses sont toutes de même longueur : \(LI = IJ = JK = KL\).
    Le quadrilatère \(IJKL\) a quatre côtés de même longueur, c’est donc un losange.

    De plus, dans le triangle \(ALI\), les angles aigus sont complémentaires : \(\widehat{ALI} + \widehat{AIL} = 90^{\circ}\).
    Or, les triangles étant superposables, l’angle \(\widehat{BIJ}\) a la même mesure que \(\widehat{ALI}\).
    On a donc \(\widehat{BIJ} + \widehat{AIL} = 90^{\circ}\).
    Comme les points \(A, I\) et \(B\) sont alignés :
    \[ \widehat{LIJ} = 180^{\circ} – (\widehat{AIL} + \widehat{BIJ}) = 180^{\circ} – 90^{\circ} = 90^{\circ} \]
    Le losange \(IJKL\) possède un angle droit : c’est donc un carré.

  2. L’aire du carré \(IJKL\) correspond à la longueur \(LI^2\).
    Dans le triangle \(ALI\) rectangle en \(A\), le théorème de Pythagore donne :
    \begin{eqnarray*}
    LI^2 &=& AL^2 + AI^2 \\
    LI^2 &=& (1-x)^2 + x^2 \\
    LI^2 &=& (1 – 2x + x^2) + x^2 \\
    LI^2 &=& 2x^2 – 2x + 1
    \end{eqnarray*}
    L’aire du quadrilatère \(IJKL\) est donc donnée par la fonction \(\mathcal{A}(x) = 2x^2 – 2x + 1\).
  3. On développe l’expression de la forme canonique :
    \begin{eqnarray*}
    2\left(x-\dfrac{1}{2}\right)^2 + \dfrac{1}{2} &=& 2\left(x^2 – 2 \times \dfrac{1}{2} \times x + \left(\dfrac{1}{2}\right)^2\right) + \dfrac{1}{2} \\
    &=& 2\left(x^2 – x + \dfrac{1}{4}\right) + \dfrac{1}{2} \\
    &=& 2x^2 – 2x + \dfrac{2}{4} + \dfrac{1}{2} \\
    &=& 2x^2 – 2x + \dfrac{1}{2} + \dfrac{1}{2} \\
    &=& 2x^2 – 2x + 1
    \end{eqnarray*}
    On retrouve bien l’expression de l’aire obtenue à la question 2.
  4. D’après la forme canonique \(\mathcal{A}(x) = 2\left(x-\dfrac{1}{2}\right)^2 + \dfrac{1}{2}\), le coefficient multiplicateur devant le carré est 2.
    Étant strictement positif, l’expression admet un minimum.
    Ce minimum vaut \(\dfrac{1}{2}\) et il est atteint lorsque la quantité au carré s’annule, c’est-à-dire pour \(x=\dfrac{1}{2}\).
    L’aire du quadrilatère \(IJKL\) est donc minimale pour \(x=\dfrac{1}{2}\) (les points sont placés au milieu de chaque côté).
Le plan est muni d’un repère orthonormé \((O, \vec i, \vec j)\). On considère le point \(A\) de coordonnées \((-4;4)\) et \((d)\) la droite d’équation \(y=3x-4\). Soit \(M(x_M,y_M)\) un point de cette droite.

  1. Montrer que \(AM^2=10x_M^2-40x_M+80\).
  2. Vérifier que l’on peut également écrire \(AM^2\) sous la forme : \(AM^2 = 10(x_M-2)^2+40\).
  3. En déduire le point de la droite \((d)\) qui est le plus proche du point \(A\).
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  1. Le point \(M\) appartient à la droite \((d)\), donc ses coordonnées vérifient l’équation de la droite : \(y_M = 3x_M – 4\).
    Exprimons le carré de la distance \(AM\) à l’aide de la formule des distances dans un repère orthonormé :
    \begin{eqnarray*}
    AM^2 &=& (x_M – x_A)^2 + (y_M – y_A)^2 \\
    AM^2 &=& (x_M – (-4))^2 + (3x_M – 4 – 4)^2 \\
    AM^2 &=& (x_M + 4)^2 + (3x_M – 8)^2
    \end{eqnarray*}
    On développe à l’aide des identités remarquables :
    \begin{eqnarray*}
    AM^2 &=& (x_M^2 + 8x_M + 16) + ((3x_M)^2 – 2 \times 3x_M \times 8 + 8^2) \\
    AM^2 &=& x_M^2 + 8x_M + 16 + 9x_M^2 – 48x_M + 64 \\
    AM^2 &=& 10x_M^2 – 40x_M + 80
    \end{eqnarray*}
    On retrouve bien le résultat demandé.
  2. On développe l’expression proposée à la question 2 :
    \begin{eqnarray*}
    10(x_M-2)^2 + 40 &=& 10(x_M^2 – 4x_M + 4) + 40 \\
    &=& 10x_M^2 – 40x_M + 40 + 40 \\
    &=& 10x_M^2 – 40x_M + 80
    \end{eqnarray*}
    On obtient bien la même expression pour \(AM^2\).
  3. La distance \(AM\) est toujours positive. Ainsi, le point \(M\) est le plus proche de \(A\) lorsque la distance \(AM\) est minimale, ce qui revient à chercher quand son carré \(AM^2\) est minimal.
    D’après la forme canonique validée à la question 2, le coefficient devant le carré est 10 (strictement positif). La quantité \(AM^2\) admet donc un minimum qui vaut 40, atteint pour \(x_M = 2\).
    L’abscisse du point de la droite le plus proche de \(A\) est donc 2.
    Calculons son ordonnée correspondante :
    \[ y_M = 3 \times 2 – 4 = 6 – 4 = 2 \]
    Le point de la droite \((d)\) le plus proche du point \(A\) a pour coordonnées \(M(2 ; 2)\).
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